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Le point sur les avertisseurs et detecteurs de radars

Attention aux confusions … les appareils anti radar ayant pour but de brouiller ou déstabiliser les radars de contrôle de vitesse sont interdits, les appareils avertisseurs de radar sont autorisés.

Le détecteur de radar

Tout appareil qui sert à déceler la présence d’un radar ou à brouiller celui-ci, de manière à en perturber le bon fonctionnement.

Par exemple : les radars-cabines fonctionnent par un effet Doppler : ils envoient des ondes, qui sont renvoyées par les véhicules qui passent dans leur champ : ceci crée une sorte de halo d’ondes : plus le mélange des ondes est intense, plus la vitesse du véhicule est grande.

Un détecteur de radar pourra par exemple perturber l’effet Doppler et, ainsi, fausser la mesure de la vitesse.

Sont interdits les appareils, mais aussi tous produits ou dispositifs comme un gel anti-flash apposé sur la plaque d’immatriculation.

Constitue aussi un détecteur de radar tout appareil destiné à déceler la présence de radar.

Détenir ou utiliser un appareil, dispositif ou produit destiné à détecter un radar ou à brouiller les ondes qu’il émet est interdit : l'article R413-15 du code de la route prévoit 1500 euros d'amende, une suspension du permis pouvant aller jusqu'à trois ans, une amende et le retrait de deux points sur le permis.

En outre, est possible la saisie du matériel voire même du véhicule. La personne encourt aussi une suspension de son permis pour une durée de trois ans, et la confiscation (c’est-à-dire la vente) du véhicule.

Quant à l’article L.413-2 code de la route, il réprime durement la fabrication ou la mise en vente de ces appareils :

«  Le fait de fabriquer, d'importer, d'exporter, d'exposer, d'offrir, de mettre en vente, de vendre, de proposer à la location ou d'inciter à acheter ou à utiliser un appareil, dispositif ou produit de nature ou présenté comme étant de nature à déceler la présence ou perturber le fonctionnement d'appareils, instruments ou systèmes servant à la constatation des infractions à la législation ou la réglementation de la circulation routière ou de permettre de se soustraire à la constatation desdites infractions est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

Cet appareil, ce dispositif ou ce produit est saisi. Lorsque l'appareil, le dispositif ou le produit est placé, adapté ou appliqué sur un véhicule, ce véhicule peut également être saisi ».

La tentative de ces délits est punie des mêmes peines.

Par ailleurs, des peines complémentaires sont prévues : la suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire ; la confiscation du véhicule, lorsque le dispositif qui a servi ou était destiné à commettre l'infraction est placé, adapté ou appliqué sur un véhicule.

Et toute condamnation pour ces délits donne lieu de plein droit à la confiscation du dispositif qui a servi ou était destiné à commettre l'infraction.

L’avertisseur de radar

Il sert à indiquer la situation géographique des radars, fixes ou mobiles.

Il fonctionne selon des procédés eux-mêmes légaux : le GPS, qui calcule la position, la vitesse, la direction du véhicule, et des informations publiques sur les positions des radars fixes et celles, présumées ou fréquentes, des radars-jumelles.

Donc l’avertisseur de radar ne détecte rien, puisqu’il recoupe simplement des informations : la position exacte de votre véhicule, et le positionnement des radars.

Les avertisseurs de radar sont légaux…

… enfin, jusqu’au Comité Interministériel à la Sécurité routière du 11 mai 2011 :

« Les  avertisseurs  de  radars, qui  consistent  une  incitation  à  enfreindre  les  règles  en matière  de   limitation des vitesses, seront interdits ».

Mais… marche arrière toute sur la bande d’arrêt d’urgence de la part du ministère !

Un communiqué du ministère de l’intérieur du 27 mai 2011 indique : "S'agissant du respect de la limitation de vitesse, il a été convenu que les avertisseurs de radars seront transformés en assistants d'aide à la conduite permettant de signaler les zones dangereuses".

Grâce à ces appareils, "les zones dangereuses seront ainsi signalées sur la longueur de l'itinéraire afin de permettre aux automobilistes d'adapter leur vitesse en fonction des limitations et des circonstances".

Les avertisseurs de radars ne font plus l’objet d’interdiction : ils sont donc autorisés.

A condition de signaler les zones dangereuses, où sont souvent installés les radars.

Si vous avez l’impression d’être pris pour un con…ducteur, pardon, vous n’êtes pas seul.

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